Le Virois Masqué
Même Vladimir Poutine n’a pas osé…

Oui, même Vladimir Poutine n’a pas osé donner son propre nom à un bâtiment dans son propre pays. Cherchez dans google. On a plein d’autres reproches à lui faire (et bien plus graves) mais pas celui ci.

D’ailleurs, connaissez vous un autre exemple ?

D’aucuns diront que ce n’est pas lui qui l’a proposé. Nous l’espérons. Mais il n’a pas eu le minimum d’once de modestie de refuser !

A quand une statue à l’entrée de la salle ?

Edit du vendredi 28 février :

Un spécialiste de l’IA que nous remercions, a posé cette question à ChatGPT: « Connaissez-vous des exemples similaires de maires ou de personnalités qui donnent de leur vivant leur nom à un édifice ? »

La réponse est édifiante:

En France, il est généralement d’usage de n’attribuer le nom d’une personnalité à une rue ou à un édifice public qu’après son décès. Cette pratique vise à éviter toute controverse liée aux actions futures de la personne honorée. Par exemple, une délibération du Conseil de Paris de 1938 stipulait que le nom d’une personne ne pouvait être attribué à une rue que si elle était décédée depuis au moins cinq ans .​

Cependant, des exceptions existent. Certaines personnalités ont vu des lieux publics porter leur nom de leur vivant. Par exemple, Victor Hugo a eu une avenue à son nom à Paris alors qu’il était encore en vie. Plus récemment, des établissements scolaires ont été nommés en l’honneur de personnalités vivantes, comme Marlène Jobert à Épinay-sur-Seine, Simone Veil à Asnières-sur-Seine et Mandres-les-Roses, ou Françoise Héritier à Montreuil .​

Ces exceptions restent rares et sont souvent le fruit de décisions municipales spécifiques, reflétant une volonté d’honorer des contributions exceptionnelles de personnalités contemporaines.

Un maire qui donne son propre nom à un édifice public est une démarche encore plus inhabituelle et souvent perçue comme une manifestation d’ego ou de culte de la personnalité.

Exemples similaires :
  1. Jean-Pierre Philibert (Saint-Pierre, La Réunion)
    • En 2013, le maire de Saint-Pierre aurait donné son nom à un centre sportif. La décision avait suscité des critiques.
  2. Rafael Correa (Équateur)
    • L’ancien président équatorien a renommé plusieurs infrastructures après lui-même ou ses proches durant son mandat.
  3. Saparmurat Niazov (Turkménistan)
    • L’un des cas les plus extrêmes : Niazov, ancien dictateur du Turkménistan, a renommé des villes, des institutions et même des mois de l’année en son honneur.
  4. Robert Ménard (Béziers, France)
    • S’il ne s’est pas attribué un bâtiment, il a tout de même commandé une fresque avec son propre portrait sur un mur de la ville.
  5. D’autres maires en Afrique et en Asie
    • Certains dirigeants locaux ont parfois utilisé des fonds publics pour nommer des rues ou des places à leur propre nom de leur vivant, notamment dans des régimes autoritaires.
Pourquoi est-ce controversé ?
  • Cela va à l’encontre des règles de neutralité et de reconnaissance posthume.
  • Cela donne une impression de mégalomanie.
  • Cela peut être mal perçu par les habitants, qui considèrent souvent ces infrastructures comme des biens communs, et non comme des outils de promotion personnelle.

Cette pratique reste marginale dans les démocraties occidentales, mais elle est plus fréquente dans les régimes autoritaires ou dans des municipalités où l’édile détient un pouvoir fort et durable.

Quel est le sens de cette rhétorique ?

Lors de la réforme des retraites menée par Élisabeth Borne, un argument choc utilisé par ses opposants était que plus de 70 % des Français la refusaient. Soit

Or, hier, jeudi 13 février, j’écoutais, sur La Chaîne Parlementaire (LCP), un débat entre le Rédacteur en chef de la revue Regards, Pablo Pillaud-Vivien et un réalisateur dont je n’ai pas retenu le nom, réalisateur qui faisait un documentaire sur Bruno Retailleau.

Pablo Pillaud-Vivien

Le revue Regards est une revue qui se veut très à gauche.

Or, à un moment du débat, le réalisateur qui paraissait défendre le ministre de l’intérieur affirme que plus de 70 % des Français veulent plus de sévérité (la ressemblance des chiffres est un pur hasard).

Et le Pablo de lancer « Oui mais ça c’est un argument populiste. »

Alors je ne donne pas mon avis sur la sévérité de la justice MAIS:

Alors brandir un sondage, c’est un argument valable ou pas ?

A noter que comme rédac chef d’une toute petite revue, ce Pablo bénéficie d’une couverture médiatique plus que convenable, entre LCP, BFM, France Info, France Inter, pour jeune qu’il soit, c’est un vieux toutard des médias.

L’archéologie nous est bien utile

Une nouveauté qui remet en cause l’histoire de la communication et de la ville de Vire:

Après la découverte de la villa gallo-romaine de la Papillonnière, une page de plus qui manque dans l’excellent livre (récemment réédité)

La farce du jour

Elle nous vient du RN et plus précisément de Laurent Jacobelli, député deMoselle et figure de proue du Rassemblement National, Ce 4 février, il était invité de BFM vers 19h15 et comme d’habitude ramenait son discours sur son antienne préférée, les étrangers.

Et de répondre au journaliste qui lui demandait comment nous ferions sans les médecins étrangers:

« Il suffit de les garder trois ans, le temps de former les médecins français. »

Et son interlocuteur, l’expert en criminologie Alain Bauer de lui répondre que lui n’accepterait pas un tel médecin.

Qui a dit que les RN n’étaient pas hors sol ?