Nous avons tous vécu avec difficulté le meurtre horrible de la petite Lyhanna. Certains en ont même profité honteusement pour exploiter l’affaire politiquement avant même qu’une enquête ne soit faite pour cibler d’où venait le dysfonctionnement.
Sur les pages de mouvements extrémistes, nous avons vu apparaitre des guillotines et une remise en cause de Robert BADINTER après son travail pour abolir la peine de mort.
Ces personnes ont oublié que bien avant cette suppression, ces meurtres existaient déjà.
Nous pouvons ainsi nous souvenir d’un cas étonnamment similaire que nous évoquions il y a plus de quatre ans (cliquez sur le lien ci-dessous):
En feuilletant un vieux Ouest France de juin 1973, j’ai été surpris de lire cet extrait coloré en dessous, concernant Georges POMPIDOU qui était alors notre Président de la République depuis le 20 juin 1969.
Vous avez donc remarqué que l’état de santé de Monsieur POMPIDOU ne prêtait à aucune inquiétude le 20 juin 1973.
Curieux quand on sait que le 2 avril 1974 (soit 9 mois plus tard) il décédait d’un cancer.
Alors pour tous ceux qui pensent que « c’était mieux avant » veulent-ils également revenir à cette absence de transparence ?
Nous arrivons donc au premier mai. Pour mémoire, c’est là la fête des travailleurs.
Dès 1884 l’objectif pour les syndicats américains était d’obtenir la journée de 8h00. Or le 1er mai 1886, une manifestation de 300.000 travailleurs est réprimée dans le sang à Chicago, laissant plusieurs morts tout comme une autre manifestation à Fourmies dans le nord de la France.
La journée de 8 heure est instituée le 23 avril 1919. Le 1er mai 1919 sera payé et chômé comme fête des travailleurs., le 1er mai 1920 chômé uniquement.
Cet état cessera à partir de l’année suivante.
Et curieusement, c’est Pétain qui établira le 1er mai payé et chômé à partir de 1941 mais cette fois comme fête du travail et de la concorde nationale.
Cette date est devenue fériée, chômée et payée dans notre pays à nouveau à partir de 1948 seulement, et à nouveau comme fête des travailleuses et des travailleurs.
C’est donc une fête propice aux revendications sociales.
Mais une chose est étonnant:, la déclaration de l’intersyndicale viroise:
« Mais ce sont aussi les budgets des services publics et de la protection sociale qui sont amputés au profit de celui des armées : non à l’économie de guerre et à la militarisation de la jeunesse ! ».
Si la première partie de la déclaration se comprend, la seconde en ce qui concerne la défense nationale est beaucoup plus discutable.
L’actualité de ces dernières années,est loin d’être réjouissante et ne se prête pas à une vision sereine en ce qui concerne la paix.
Ces organisations auraient elles oublié qu’à l’est de l’Europe, un prédateur menace nos démocraties ?
Si nous remontons aux années 30, nous pouvons nous rappeler des pacifistes qui, si on comprenait leur désir de s’éloigner de tout conflit vu les atrocités de la première guerre mondiale n’en ont pas moins préparé notre pays comme une victime facile face aux régimes fascistes.
Avons nous envie de suivre les traces de pacifistes célèbres comme Pierre LAVAL, Marcel DEAT, Georges SCAPINI ? Ou comme les journalistes Fernand de BRINON et Jean LUCHAIRE ?
Refuser de voir la réalité peut voir sombrer dans le pire.
Contrairement à eux, il faut prendre conscience que la paix se prépare. Si vis pacem, para bellum
Sans compter qu’il y a une cruelle absence d’argumentation en ce qui concerne la « militarisation de la jeunesse ».
Il ne faut pas opposer le bien être des travailleuses et des travailleurs avec leur sécurité. Ce n’est pas sain.
PS du 1er mai: Après vision à la télévision du défile de l’intersyndicale, je suis resté assez dubitatif après avoir vu de nombreux drapeaux palestiniens. J’ai du mal à voir le rapport avec les besoins des travailleuses et travailleurs français.
Et que dire d’une grande banderole avec la caricature de Trump et un « non à l’impérialisme au Moyen Orient ».
Pourquoi ne pas afficher directement son soutien à l’Iran (et Trump et oh combien critiquable) !
A l’occasion de l’ouverture du musée, voici son histoire telle que le rapportait Le Bocage dans son premier numéro de sa seconde année, soit du 8 janvier 1881:
Vire Normandie a acquis la note de 2 étoiles sur 5 sur l’échelle « Ville prudente » ce qui est vous l’avouerez insuffisant.
Nous espérons que les nouveaux élus agiront pour que notre cité augmente dans l’échelle pour une meilleure garantie de sécurité pour tous.
Mais penchons nous vers le passé, avant que l’automobile n’envahisse nos vies. La fiabilité de nos voies de circulation n’était pas garantie. Preuve en est des extraits de la presse locale (dans l’ordre chronologique):
Par exemple le récit d’un miracle le 26 février 1870:
26 février 1870
Un autre moins impressionnant:
1er juillet 1881
Là, un héros a évité le pire
16 octobre 1885
Vous remarquerez que le cheval n’était pas une valeur sûre:
17 septembre 1886
Le train également si on ne prenait gare… (garde)
14 janvier 1887
Et toujours le cheval
13 mai 1892
Et pour commencer le siècle SUIVANT, un petit dernier… pour la route
Tout le monde a entendu parler de la réplique du chef d’état major de l’Armée Française Fabien Mandon :
« Il est nécessaire que le pays restaure sa force d’âme pour accepter de nous faire mal pour protéger ce que l’on est et soit prêt à accepter de perdre ses enfants « .
En regard, on entend fréquemment les ténors de La France Insoumise ou du RN clamer leur désir de paix et leur refus de se préparer à d’éventuels affrontements.
Dans l’absolu, comment leur donner tort ? Tout le monde veut la paix. Mais quelle paix ?
Je mets leurs réflexions en miroir avec ces écrits de Roger Martin du Gard qui écrivait à son ami Marcel Lallemand le 9 septembre 1936
« Tout plutôt que la guerre, même le fascisme en Espagne, même le fascisme en France, même Hitler plutôt que la guerre ».
Alors quelle paix voulons-nous ?
A moins de voir le comportement de Poutine comme pacifique. Cette pensée relèverait plutôt du déni.
Comment pouvait-on croire qu’Hitler se suffirait de la Tchécoslovaquie en 1938 (par étapes). Il est vrai que beaucoup, lors des accords de Munich l’ont encore cru.
Alors, avons nous avec ces promoteurs de paix de nouveaux Munichois ?
Juste une question…
PS: En novembre 1937, Roger Martin du Gard recevait le prix Nobel de littérature. Il était l’auteur de « Les Thibaut » longue suite romanesque de 8 romans.
Xavier MAUDUIT est comme chacun sait maintenant, historien, producteur, animateur sur France Culture (Le Cours de l’histoire) et chroniqueur sur Arte dans 28 minutes.
Il était le weekend dernier, lors de la foire à l’andouille, intronisé membre de la Confrérie de l’Andouille de Vire.
Son excellente émission du Cours de l’histoire est consacrée cette semaine à une autre vision de la Première Guerre Mondiale.. Et ce matin, il en a profité pour glisser un fait peu connu, la mise à disposition aux combattants de mets qui leur étaient inconnus dont l’andouille de Vire:
Mais n’hésitez pas à consulter ses podcasts, c’est un conteur passionnant, un réel passeur d’histoire: