Le Virois Masqué
L’histoire du musée de Vire

A l’occasion de l’ouverture du musée, voici son histoire telle que le rapportait Le Bocage dans son premier numéro de sa seconde année, soit du 8 janvier 1881:

La sécurité routière à Vire

Vire Normandie a acquis la note de 2 étoiles sur 5 sur l’échelle « Ville prudente » ce qui est vous l’avouerez insuffisant.

Nous espérons que les nouveaux élus agiront pour que notre cité augmente dans l’échelle pour une meilleure garantie de sécurité pour tous.

Mais penchons nous vers le passé, avant que l’automobile n’envahisse nos vies. La fiabilité de nos voies de circulation n’était pas garantie. Preuve en est des extraits de la presse locale (dans l’ordre chronologique):

Par exemple le récit d’un miracle le 26 février 1870:

26 février 1870

Un autre moins impressionnant:

1er juillet 1881

Là, un héros a évité le pire

16 octobre 1885

Vous remarquerez que le cheval n’était pas une valeur sûre:

17 septembre 1886

Le train également si on ne prenait gare… (garde)

14 janvier 1887

Et toujours le cheval

13 mai 1892

Et pour commencer le siècle SUIVANT, un petit dernier… pour la route

1er novembre 1901

A suivre (enfin c’est une figure de style).

L’obscure avenir des salles obscures

Après lecture de cet article de Ouest France, il y a finalement une baisse de la fréquentation du cinéma à Vire de 16,5 % à mettre en regard avec la baisse nationale de 13,6 %.

Donc on peut nous présenter plein d’excuses justifiant cette baisse, et envisager des jours meilleurs, le très gros investissement projeté pour agrandir le cinéma a t’il fait l’objet d’études sérieuses ?

Il serait bon que les électeurs puissent EUX, prendre la décision.

Retour vers le cinéma

Les deux pages qui ont été les plus consultées sur ce blog sont sans conteste celle consacrée au décès de Mme la maire adjointe et celle consacrée au cinéma, écrite par Cédric CHATEL. Preuve en est que les Virois sont très sensibles au budget de la ville, surtout pour une somme aussi énorme.

Le journaliste Christophe LECUYER est revenu sur cette histoire mercredi 12 novembre dans son bulletin d’information de la radio VFM (amusant d’ailleurs, l’accès à leur page Facebook nous est toujours interdit, une autre version de la démocratie je suppose 😂) :

Vous remarquerez le « certains prônent davantage un complexe avec snacking et divertissements… » faisant allusion au projet de Cédric CHATEL. Au moins il est écouté.

Mais pour ce qui est du projet municipal, il ne faisait pas partie de la plateforme électorale en 2020. Et comme il nécessite un très gros investissement, il serait tout de même bon qu’il ait l’aval de la population et soit mis sur la table lors de la campagne électorale qui arrive.

Les salles en voie d’acquisition sur la gauche

Comme le projet s’élève à 4,5 millions, subventionné à hauteur de 60 %, reste tout de même 1,8 millions à apporter.

Comment imaginer que ce projet soit mis en œuvre avant les élections ?

Et ne serait-il pas plus sain d’envisager un partenaire privé avec délégation de service public (comme la piscine de Vire Normandie) ?

Quand Xavier Mauduit promeut l’andouille de Vire

Xavier MAUDUIT est comme chacun sait maintenant, historien, producteur, animateur sur France Culture (Le Cours de l’histoire) et chroniqueur sur Arte dans 28 minutes.

Il était le weekend dernier, lors de la foire à l’andouille, intronisé membre de la Confrérie de l’Andouille de Vire.

Son excellente émission du Cours de l’histoire est consacrée cette semaine à une autre vision de la Première Guerre Mondiale.. Et ce matin, il en a profité pour glisser un fait peu connu, la mise à disposition aux combattants de mets qui leur étaient inconnus dont l’andouille de Vire:

Mais n’hésitez pas à consulter ses podcasts, c’est un conteur passionnant, un réel passeur d’histoire:

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-cours-de-l-histoire

Cette semaine, c’était donc sur la première guerre, la semaine dernière, le thème était les faux, la semaine précédente sur la superstition etc

Connaître l’histoire, c’est aussi mieux comprendre son présent et mieux appréhender son avenir.

Réflexions sur un futur cinéma

Comme vous en avez déjà peut être déjà (ou pas) entendu parler, il existe un projet de 4 millions d’€ pour créer deux nouvelles salles de cinéma.
Quand une municipalité s’engage sur un gros budget, il serait bon que, lorsqu’il n’était pas prévu dans le programme lors de l’élection, donc approuvé par les électeurs, il soit au moins discuté par eux pendant le mandat.
Ainsi devrait aller la démocratie.


A ce titre, j’ai décidé de laisser la parole à l’un d’entre eux qui m’a sollicité pour émettre un avis sur le sujet.
D’accord ou pas, vous pouvez réagir ensuite dans le calme et le respect. Merci.

Je me présente : Cédric CHÂTEL, directeur du groupe virois du même nom. Je vous écris aujourd’hui pour partager ma colère et mon incompréhension.

Pour le contexte : je suis natif de Vire, comme plusieurs générations de ma famille. Comme beaucoup, j’ai quitté la ville à 18 ans pour mes études et ne suis revenu aux sources qu’il y a 7 ans (j’ai aujourd’hui 47 ans). Je suis trésorier de l’association CND – Collines de Normandie Développement, créée il y a un peu plus de deux ans et qui regroupe une trentaine de membres autour d’un objectif commun : dynamiser Vire et son territoire. Nous travaillons sur l’attractivité de la ville, sur des sujets majeurs tels que l’emploi, la formation, la santé, et bien d’autres encore.

Cette introduction est en lien avec mon coup de gueule d’aujourd’hui car mes doutes à me réinstaller à Vire pendant longtemps se sont justifiés dans l’offre et le service aux Virois que j’ai vu s’étioler années après années, au point de considérer cette ville, pourtant que j’affectionne, comme non attractive pour les non-natifs. J’en ai moi-même fait les frais dans ma vie personnelle. J’ai vu disparaître des établissements de loisirs, des bars, des restaurants. J’ai vu la maternité fermer, la clinique contrainte de réduire son activité le week-end sous peine de dépôt de bilan. J’ai vu des formations pour les jeunes disparaître – encore récemment une classe de BTS il y a deux ans. La liste est tristement longue…

Aujourd’hui, un sujet majeur est sur la table : la réhabilitation du cinéma Le Basselin et la création de nouvelles salles. Je suis totalement opposé à ce projet, que je considère comme une ineptie, tant dans son contenu que dans son coût, car on parle tout de même de 4 millions d’euros !!!!!! On me répondra sans doute qu’une partie vient de subventions ou que Le Basselin a un rôle majeur en tant que Centre National d’Art Dramatique… D’accord, mais cela n’empêchait pas de penser le projet correctement, en se mettant vraiment à la place des Virois.

Le constat est là, depuis des années, une grande partie des Virois tourne le dos au cinéma de Vire et préfère se rendre à Saint-Lô, Flers ou Caen. Pourquoi ? Pas seulement parce que nous n’avons que deux ou trois films à l’affiche, mais parce qu’aujourd’hui, le cinéma est pensé comme une sortie familiale complète. Les familles attendent des espaces de détente pour patienter, une offre de snacking digne de ce nom, la proximité de restaurants pour matcher avec une après-midi ou une soirée, et surtout, un parking proche car le cinéma, on y va aussi l’hiver, et l’hiver il fait froid et il pleut !

La solution est bien évidemment de s’appuyer sur des opérateurs privés (Pathé, UGC, etc.) dont c’est le métier et de déplacer le cinéma en zone commerciale ou industrielle, comme cela se fait désormais un peu partout. Le cinéma reste l’un des rares loisirs véritablement transverses à toutes les catégories socio-professionnelles : jeunes, moins jeunes, agriculteurs, enseignants… tout le monde y va. Pour une famille qui envisage de s’installer à Vire, l’existence d’un vrai cinéma moderne est un critère important.

Je suis convaincu par ailleurs que la mutualisation des moyens est une des clefs pour rentabiliser des structures dans un petit territoire comme le nôtre. L’exemple de la maison médicale du Colombier, un vrai succès, en est la preuve. Pourquoi ne pas imaginer un complexe mêlant cinéma et parc indoor pour enfants ? Ce n’est qu’une piste, mais ce type de synergies optimise les charges salariales et rend les projets viables. Des lieux existent : je pense par exemple au parc commercial de la Douitée, qui vivote, mais présente déjà tous les atouts pour accueillir un tel projet, entre le supermarché et le restaurant.

Le sujet du Centre National d’Art Dramatique est, selon moi, un faux problème. Bien sûr, il a sa place à Vire. Mais encore une fois, on prend le problème à l’envers, sans tenir compte du vrai besoin du public. L’offre actuelle est de qualité, mais reste élitiste. Elle devrait être la cerise sur le gâteau, et non l’unique plat proposé. Soyons lucides : quel pourcentage de la population locale est réellement touché par la programmation actuelle ?

Il existe une véritable défection de la tranche 18–25 ans à Vire mais sans parler uniquement d’eux,  un centre culturel devrait proposer aussi des contenus qui font rire, chanter, vibrer. Qui aujourd’hui, aurait le culot d’affirmer que la plus grande masse de la population viroise sera touchée par les pérégrinations d’une tribu amazonienne en transe sous ayahuasca, en questionnement sur son avenir dans un monde capitaliste ….…….non mais sérieusement…..et je vous parle là de programmes en tête d’affiche bien loin d’être les plus perchés. Quand j’étais gosse, ma mère et ma grand-mère m’emmenaient voir des comiques montants en one man show : ça m’a marqué, ça me parlait, ça me faisait rire. Pourquoi ne sait-on plus faire ça ?

Comment expliquer qu’une petite commune comme Tinchebray soit capable d’accueillir ZAZ, Élie Semoun, Benjamin Biolay, alors que Vire, étant quatre fois plus grande, nous n’en sommes pas capables……. ! Pourtant là aussi, la mutualisation des moyens serait possible ; je ne vois pas pourquoi un établissement comme le Basselin, Centre National d’Art Dramatique ne pourrait pas cohabiter dans ses locaux quelques dates dans l’année. Sous couvert d’une structure privée capable de gérer l’organisation et la programmation, et il y a multitude de gens pleins d’énergies capables de s’investir sur ces sujets,  la commune pourrait tout à fait sous louer les locaux du préau (puisque le bâtiment en tant que tel lui appartient) et offrir ainsi à la ville une programmation réellement transverse à toute les catégories de gens, y compris les 18/ 25 ans.

En conclusion, je crois qu’il est urgent que nos élus travaillent pour de bon sur cohabitation du privé et du public car c’est une des clefs de l’offre en général qui pourrait être proposée grâce à la mutualisation des ressources et surtout, qu’ils aillent vraiment à la rencontre de la population pour connaitre ses attentes avant de dépenser l’argent.

J’en ai fini pour mon coup de gueule, certains diront certainement que je l’ai trop grande…. et bien je m’en fiche parce que je suis toujours aussi attristé de voir le regard que portent les gens extérieurs sur ma commune de naissance, quand on a la chance qu’il la connaisse. Alors si mes quelques lignes peuvent au moins faire réfléchir un peu et nourrir une ou deux réflexions pour le prochain mandat, et bien c’est déjà ça de gagné.

Cédric CHÂTEL

Est-ce possible ?

Il existe à Vire Normandie une librairie indépendante, 14 rue Chaussée, la librairie PRUVOT. Excellente au demeurant.

Or, lors de ses achats pour la Bibliothèque Municipale, la municipalité préfèrerait s’adresser à une grosse enseigne française spécialisée dans la distribution de produits culturels, rattachée à un groupe de grande distribution.

Vu le prix unique du livre, c’est incompréhensible.

Est-ce possible ou est-ce une rumeur ?

Quand Jean LE HOUX était mis en musique

C’est la seule fois, à ma connaissance, où cet auteur a été mis en musique et bénéficié d’un enregistrement.

Pour reprendre Wikipédia, Jean LE HOUX (vers 1540-1616) était un poète, peintre et avocat normand né à Vire.

Il était l’auteur de chansons à boire qu’il fit éditer (les fameux Vaux de Vire qui donnèrent les vaudevilles). Il existe une confusion avec un autre auteur virois Olivier BASSELIN (1403-1470) qui avait créé le même genre de chansons et on ne soit vraiment qui a écrit quoi.

Toujours est il qu’en 1983, VANDEN, un groupe de Crozon (Finistère) a utilisé un texte de Jean Le Houx « Pauvre Marinier » et mis en musique sur son unique album.

Savoir comment un de ses texte est arrivé entre leurs mains est un mystère. Peut être est-ce par l’entremise de Jean FOUCHER producteur de l’album et créateur du label Editions Pluriel, basé dans l’Orne, à Passais la Conception, à une cinquantaine de kilomètres de Vire.

A noter que la ville de Vire Normandie est évidemment la seule ville de France à avoir une rue Jean LE HOUX.