Le Virois Masqué
Le ministre à l’heure ?

Cet après midi, 16h23, comme vous pouvez le voir sur l’écran BFM, le ministre de l’Education Nationale Edouard GEFFRAY intervient en direct (comme sur toutes les autres chaînes infos) en direct.

Or, nous pouvons nous apercevoir en observant la pendule à droite, que le matériel du ministère n’est pas à la pointe de la technologie ou qu’un technicien a oublié d’effectuer sa tâche.

Il n’est pas 11 h 45 !

Savoir prendre du recul

Nous avons tous vécu avec difficulté le meurtre horrible de la petite Lyhanna. Certains en ont même profité honteusement pour exploiter l’affaire politiquement avant même qu’une enquête ne soit faite pour cibler d’où venait le dysfonctionnement.

Sur les pages de mouvements extrémistes, nous avons vu apparaitre des guillotines et une remise en cause de Robert BADINTER après son travail pour abolir la peine de mort.

Ces personnes ont oublié que bien avant cette suppression, ces meurtres existaient déjà.

Nous pouvons ainsi nous souvenir d’un cas étonnamment similaire que nous évoquions il y a plus de quatre ans (cliquez sur le lien ci-dessous):

Bon premier mai… avec la paix

Nous arrivons donc au premier mai. Pour mémoire, c’est là la fête des travailleurs.

Dès 1884 l’objectif pour les syndicats américains était d’obtenir la journée de 8h00. Or le 1er mai 1886, une manifestation de 300.000 travailleurs est réprimée dans le sang à Chicago, laissant plusieurs morts tout comme une autre manifestation à Fourmies dans le nord de la France.

La journée de 8 heure est instituée le 23 avril 1919. Le 1er mai 1919 sera payé et chômé comme fête des travailleurs., le 1er mai 1920 chômé uniquement.

Cet état cessera à partir de l’année suivante.

Et curieusement, c’est Pétain qui établira le 1er mai payé et chômé à partir de 1941 mais cette fois comme fête du travail et de la concorde nationale.

Cette date est devenue fériée, chômée et payée dans notre pays à nouveau à partir de 1948 seulement, et à nouveau comme fête des travailleuses et des travailleurs.

C’est donc une fête propice aux revendications sociales.

Mais une chose est étonnant:, la déclaration de l’intersyndicale viroise:

« Mais ce sont aussi les budgets des services publics et de la protection sociale qui sont amputés au profit de celui des armées : non à l’économie de guerre et à la militarisation de la jeunesse ! ».

Si la première partie de la déclaration se comprend, la seconde en ce qui concerne la défense nationale est beaucoup plus discutable.

L’actualité de ces dernières années,est loin d’être réjouissante et ne se prête pas à une vision sereine en ce qui concerne la paix.

Ces organisations auraient elles oublié qu’à l’est de l’Europe, un prédateur menace nos démocraties ?

Si nous remontons aux années 30, nous pouvons nous rappeler des pacifistes qui, si on comprenait leur désir de s’éloigner de tout conflit vu les atrocités de la première guerre mondiale n’en ont pas moins préparé notre pays comme une victime facile face aux régimes fascistes.

Avons nous envie de suivre les traces de pacifistes célèbres comme Pierre LAVAL, Marcel DEAT, Georges SCAPINI ? Ou comme les journalistes Fernand de BRINON et Jean LUCHAIRE ?

Refuser de voir la réalité peut voir sombrer dans le pire.

Contrairement à eux, il faut prendre conscience que la paix se prépare. Si vis pacem, para bellum

Nous traitions déjà du sujet ici:

Sans compter qu’il y a une cruelle absence d’argumentation en ce qui concerne la « militarisation de la jeunesse ».

Il ne faut pas opposer le bien être des travailleuses et des travailleurs avec leur sécurité. Ce n’est pas sain.

PS du 1er mai: Après vision à la télévision du défile de l’intersyndicale, je suis resté assez dubitatif après avoir vu de nombreux drapeaux palestiniens. J’ai du mal à voir le rapport avec les besoins des travailleuses et travailleurs français.

Et que dire d’une grande banderole avec la caricature de Trump et un « non à l’impérialisme au Moyen Orient ».

Pourquoi ne pas afficher directement son soutien à l’Iran (et Trump est oh combien critiquable) !

Et le rapport avec le 1er mai ???

Etait-ce vraiment mieux avant ?

Les adeptes du « c’était mieux avant » sont légion de nos jours. Surtout en ce qui concerne la sécurité et les mœurs.

Pourtant, continuons d’explorer LE BOCAGE, journal local, dans sa sortie du 5 février 1881. Nous tombons sur un article relatant un fait divers:

Les adeptes de CNews se régaleront…

Le journal LE BOCAGE était imprimé par:

Et pour terminer par un clin d’œil musical:

L’évolution de la justice

Il est de bon ton actuellement d’affirmer que la justice française n’est plus ce qu’elle fut: trop tolérante etc.

Remontons 145 ans plus tôt et feuilletons Le Bocage, un des journaux de la Région Viroise, créé en 1880;

Dans ce numéro, comparez les peines en regard de la raison de l’inculpation:

Comme le disait un humoriste célèbre, « étonnant, non ? »

Je serais curieux de connaître plus de détails sur ce dernier évènement.

Coupe dans l’enseignement

Mercredi 11 mars, avait lieu une manifestation des lycéens pour protester contre les coupes budgétaires qui entraineront des suppressions de postes d’enseignants.

Ce jeudi, ce sont les enseignants et sympathisants qui à leur tour s’emparaient du drapeau de la contestation tel que le rapporte la sympathique chaîne youtube locale TV. S. N. La télé du Bocage Normand:

Nouvelles passes d’armes au conseil

Le denier Conseil Municipal n’ayant pu avoir lieu, le quorum de conseillers présents n’ayant pu être atteint, un nouveau Conseil a eu lieu ce 20 octobre.

Je vous laisse lire ce compte rendu extrait du Ouest France du 22 octobre:

C’est amusant car ce reproche fait aux conseillers absents a été complètement ignoré dans les compte rendus du média dirigé par le dit Régis PICOT , la radio locale Vire FM.

5 jours ne sont, semble t’il, pas suffisants pour prévenir les conseillers pour les convocations. Les adjoints sont pourtant rémunérés pour être au service des contribuables.

Par contre, il s’est servi de sa radio pour commencer sa campagne et se faire le défenseur » de la ville contre Jean Léonce DUPONT Président du Conseil Départemental: Le sujet était la Maison d’Enfants à Caractère Social (MECS).

Le Conseil Départemental veut l’installer près du Collège Emile Maupas, dans un local qui lui appartient.

L’occasion de donner le coup de pied de l’âne à son ami d’enfance et à qui il doit tout de même sa présence au Conseil Municipal depuis 2014. Nous avons donc là le BALLADUR virois.

D’ailleurs, il n’explique aucunement pourquoi il veut que la MECS ne se situe pas au Collège Maupas.

C’est le maire délégué de Vire Lucien BAZIN qui, lui, donne une explication:

Donc l’idéal pour accueillir des enfants en difficulté, c’est de les mettre à l’écart dans un espace arboré. Alors qu’il ne faut pas oublier que les MECS doivent travailler à leur réinsertion sociale et familiale. Les mettre à l’écart est il le meilleur outil pour œuvrer à leur réintégration sociale ? C’est ce qu’on a longtemps pensé à l’Institut Médico Professionnel de Saint Sever (pour rappel qui était isolé en pleine forêt). Mais les élus ont-ils demandé l’avis aux professionnels chargés de ces enfants ? Nous avons là l’impression de s’opposer pour s’opposer…

Finalement, le Conseiller Départemental résume bien cette affaire:

Comment aller contre une entité ayant une mission, ayant les locaux pour assumer cette mission et s’en donnant donc les moyens.

On a vraiment l’impression de quelqu’un qui profite d’une affaire qui ne le concerne absolument pas pour se mettre en avant et un Conseiller Général qui rame pour finalement retrouver le sens du courant.

Additif:

Chose étonnante, en écoutant un message d’information du lendemain (23 octobre) de VFM, média que dirige Régis PICOT, on peut entendre:

Seul Lucien BAZIN aurait fait part de son opposition ? Comment interpréter l’intervention précédente de Monsieur PICOT (la toute première barre de son) disant « On va s’opposer farouchement » ?

Cheval farouche un jour, cheval farouche pas toujours !

Additif 2;

Et rebondissement ce 25 octobre, en écoutant le média de Monsieur PICOT:

Donc maintenant, il y aurait opposition unanime des élus virois.

Franchement curieux !!!

Tout ça pour ça

Tiens, j’ai déjà entendu cette formule quelque part…

Le vendredi 12 septembre, jour de marché , nous remarquions qu’une grand partie du Champ de Foire de Vire Normandie n’était occupé ni par des marchands ni par des automobiles. Vu les difficultés pour les clients de trouver une place pour leurs véhicules, nous trouvions ce phénomène étonnant.

Curieusement, depuis, (est ce une relation de cause à effet) un bouleversement a eu lieu sur cette place et des marchands ont été « invités » à occuper cet endroit:

Vous remarquerez qu’il reste tout de même de la place.

Par contre, tout en haut, dans cette allée qui longe la rue d’Aignaux, surprise: il n’y a plus personne alors qu’elle était il y a peu occupée par d’excellents commerçants !

Alors, quel intérêt ? Le résultat est une mauvaise exploitation de l’espace car il manque toujours de la place pour se garer.

Néfaste pour les clients mais aussi pour les commerçants qui peuvent voir des clients se décourager.

Reste une belle allée pour se promener…

Puisqu’on parle des retraites

Je relisais un article du quotidiens Ouest France relatant la récente grève du 2 octobre:

Passé l’amusement que cinq lycéens seulement veuillent bloquer un grand établissement scolaire, plusieurs choses m’interrogent dans leur courte argumentation.

Déjà, parler des erreurs du passé, toutes les générations ont prétendu avoir à y faire face. Mais c’est tout de même oublier que le niveau de vie n’a cessé de s’améliorer. Les lycéens peuvent ainsi bénéficier d’infrastructures et de moyens qui n’existaient pas dans le passé.

Ensuite, être lycéen et vouloir une retraite digne pose une énorme question. Comment peut-on déjà penser à sa fin de vie quand on commence à peine la sienne ?

Et parler de droits… Des droits ne sont pas innés. Des droits se gagnent.

Par exemple, une partie de nos revenu va à la Sécurité Sociale donc nous avons des droits à être soignés.

Et parler des droits à la retraite…

Pour ceux qui l’ignorent, il existe deux formes de retraite: la retraite par répartition et la retraite par capitalisation.

La retraite par répartition se construit ainsi: ce sont les gens qui travaillent qui paient les pensions des retraités.

L’installation totale s’est faite en 1947 en France. A l’époque, on estime qu’il devait y avoir 10 actifs pour 1 retraité (avec à l’époque, une espérance de vie à 63 ans). Le ratio (on divise le nombre d’actifs par le nombre de retraités) a baissé d’environ 4,3 en 1965, puis 1,8 en 1997, et environ 1,4 aujourd’hui. L’espérance de vie est de 83,6 ans donc 20 ans de plus qu’en 1947. Le nombre de pensionnés a donc inévitablement augmenté. Il est de bonnes nouvelles qui apportent de nouveaux problèmes.

La retraite par capitalisation consiste à épargner, donc placer de l’argent, afin d’en bénéficier lors de l’arrêt de son activité. On peut là parler de droits.

Donc il ne faut pas mélanger retraite par répartition et droits.

Après, quel est le système le meilleur pour l’avenir ? Une bonne question qui attend votre réponse, merci.

Y a t’il un moyen de sauver la retraite par répartition ? Peut être en ponctionnant plus les actifs ?

Mon propos était là non de faire un choix mais de rétablir le sens du vocabulaire et d’exposer les faits.

https://evaluation.securite-sociale.fr/home/retraite/1-6-ratio-de-dependance-demograp.html

https://www.insee.fr/fr/statistiques/2415121

PS: J’ai beaucoup apprécié la bonhommie du gendarme, très compréhensif, qui s’est chargé de rétablir la circulation. Les temps changent…