Nous arrivons donc au premier mai. Pour mémoire, c’est là la fête des travailleurs.
Dès 1884 l’objectif pour les syndicats américains était d’obtenir la journée de 8h00. Or le 1er mai 1886, une manifestation de 300.000 travailleurs est réprimée dans le sang à Chicago, laissant plusieurs morts tout comme une autre manifestation à Fourmies dans le nord de la France.
La journée de 8 heure est instituée le 23 avril 1919. Le 1er mai 1919 sera payé et chômé comme fête des travailleurs., le 1er mai 1920 chômé uniquement.
Cet état cessera à partir de l’année suivante.
Et curieusement, c’est Pétain qui établira le 1er mai payé et chômé à partir de 1941 mais cette fois comme fête du travail et de la concorde nationale.
Cette date est devenue fériée, chômée et payée dans notre pays à nouveau à partir de 1948 seulement, et à nouveau comme fête des travailleuses et des travailleurs.
C’est donc une fête propice aux revendications sociales.
Mais une chose est étonnant:, la déclaration de l’intersyndicale viroise:
« Mais ce sont aussi les budgets des services publics et de la protection sociale qui sont amputés au profit de celui des armées : non à l’économie de guerre et à la militarisation de la jeunesse ! ».
Si la première partie de la déclaration se comprend, la seconde en ce qui concerne la défense nationale est beaucoup plus discutable.
L’actualité de ces dernières années,est loin d’être réjouissante et ne se prête pas à une vision sereine en ce qui concerne la paix.
Ces organisations auraient elles oublié qu’à l’est de l’Europe, un prédateur menace nos démocraties ?
Si nous remontons aux années 30, nous pouvons nous rappeler des pacifistes qui, si on comprenait leur désir de s’éloigner de tout conflit vu les atrocités de la première guerre mondiale n’en ont pas moins préparé notre pays comme une victime facile face aux régimes fascistes.
Avons nous envie de suivre les traces de pacifistes célèbres comme Pierre LAVAL, Marcel DEAT, Georges SCAPINI ? Ou comme les journalistes Fernand de BRINON et Jean LUCHAIRE ?
Refuser de voir la réalité peut voir sombrer dans le pire.
Contrairement à eux, il faut prendre conscience que la paix se prépare. Si vis pacem, para bellum
Sans compter qu’il y a une cruelle absence d’argumentation en ce qui concerne la « militarisation de la jeunesse ».
Il ne faut pas opposer le bien être des travailleuses et des travailleurs avec leur sécurité. Ce n’est pas sain.
PS du 1er mai: Après vision à la télévision du défile de l’intersyndicale, je suis resté assez dubitatif après avoir vu de nombreux drapeaux palestiniens. J’ai du mal à voir le rapport avec les besoins des travailleuses et travailleurs français.
Et que dire d’une grande banderole avec la caricature de Trump et un « non à l’impérialisme au Moyen Orient ».
Pourquoi ne pas afficher directement son soutien à l’Iran (et Trump et oh combien critiquable) !
Mercredi 11 mars, avait lieu une manifestation des lycéens pour protester contre les coupes budgétaires qui entraineront des suppressions de postes d’enseignants.
Ce jeudi, ce sont les enseignants et sympathisants qui à leur tour s’emparaient du drapeau de la contestation tel que le rapporte la sympathique chaîne youtube locale TV. S. N. La télé du Bocage Normand:
Tout le monde n’est pas fanatique de foot mais pour ceux qui l’ignorent, voici de quoi les contenter: les matchs de National sont diffusés sur youtube, gratuitement en direct:
Le denier Conseil Municipal n’ayant pu avoir lieu, le quorum de conseillers présents n’ayant pu être atteint, un nouveau Conseil a eu lieu ce 20 octobre.
Je vous laisse lire ce compte rendu extrait du Ouest France du 22 octobre:
C’est amusant car ce reproche fait aux conseillers absents a été complètement ignoré dans les compte rendus du média dirigé par le dit Régis PICOT , la radio locale Vire FM.
5 jours ne sont, semble t’il, pas suffisants pour prévenir les conseillers pour les convocations. Les adjoints sont pourtant rémunérés pour être au service des contribuables.
Par contre, il s’est servi de sa radio pour commencer sa campagne et se faire le défenseur » de la ville contre Jean Léonce DUPONT Président du Conseil Départemental: Le sujet était la Maison d’Enfants à Caractère Social (MECS).
Le Conseil Départemental veut l’installer près du Collège Emile Maupas, dans un local qui lui appartient.
L’occasion de donner le coup de pied de l’âne à son ami d’enfance et à qui il doit tout de même sa présence au Conseil Municipal depuis 2014. Nous avons donc là le BALLADUR virois.
D’ailleurs, il n’explique aucunement pourquoi il veut que la MECS ne se situe pas au Collège Maupas.
C’est le maire délégué de Vire Lucien BAZIN qui, lui, donne une explication:
Donc l’idéal pour accueillir des enfants en difficulté, c’est de les mettre à l’écart dans un espace arboré. Alors qu’il ne faut pas oublier que les MECS doivent travailler à leur réinsertion sociale et familiale. Les mettre à l’écart est il le meilleur outil pour œuvrer à leur réintégration sociale ? C’est ce qu’on a longtemps pensé à l’Institut Médico Professionnel de Saint Sever (pour rappel qui était isolé en pleine forêt). Mais les élus ont-ils demandé l’avis aux professionnels chargés de ces enfants ? Nous avons là l’impression de s’opposer pour s’opposer…
Finalement, le Conseiller Départemental résume bien cette affaire:
Comment aller contre une entité ayant une mission, ayant les locaux pour assumer cette mission et s’en donnant donc les moyens.
On a vraiment l’impression de quelqu’un qui profite d’une affaire qui ne le concerne absolument pas pour se mettre en avant et un Conseiller Général qui rame pour finalement retrouver le sens du courant.
Additif:
Chose étonnante, en écoutant un message d’information du lendemain (23 octobre) de VFM, média que dirige Régis PICOT, on peut entendre:
Seul Lucien BAZIN aurait fait part de son opposition ? Comment interpréter l’intervention précédente de Monsieur PICOT (la toute première barre de son) disant « On va s’opposer farouchement » ?
Cheval farouche un jour, cheval farouche pas toujours !
Additif2;
Et rebondissement ce 25 octobre, en écoutant le média de Monsieur PICOT:
Donc maintenant, il y aurait opposition unanime des élus virois.
Tiens, j’ai déjà entendu cette formule quelque part…
Le vendredi 12 septembre, jour de marché , nous remarquions qu’une grand partie du Champ de Foire de Vire Normandie n’était occupé ni par des marchands ni par des automobiles. Vu les difficultés pour les clients de trouver une place pour leurs véhicules, nous trouvions ce phénomène étonnant.
Curieusement, depuis, (est ce une relation de cause à effet) un bouleversement a eu lieu sur cette place et des marchands ont été « invités » à occuper cet endroit:
Vous remarquerez qu’il reste tout de même de la place.
Par contre, tout en haut, dans cette allée qui longe la rue d’Aignaux, surprise: il n’y a plus personne alors qu’elle était il y a peu occupée par d’excellents commerçants !
Alors, quel intérêt ? Le résultat est une mauvaise exploitation de l’espace car il manque toujours de la place pour se garer.
Néfaste pour les clients mais aussi pour les commerçants qui peuvent voir des clients se décourager.
Je relisais un article du quotidiens Ouest France relatant la récente grève du 2 octobre:
Passé l’amusement que cinq lycéens seulement veuillent bloquer un grand établissement scolaire, plusieurs choses m’interrogent dans leur courte argumentation.
Déjà, parler des erreurs du passé, toutes les générations ont prétendu avoir à y faire face. Mais c’est tout de même oublier que le niveau de vie n’a cessé de s’améliorer. Les lycéens peuvent ainsi bénéficier d’infrastructures et de moyens qui n’existaient pas dans le passé.
Ensuite, être lycéen et vouloir une retraite digne pose une énorme question. Comment peut-on déjà penser à sa fin de vie quand on commence à peine la sienne ?
Et parler de droits… Des droits ne sont pas innés. Des droits se gagnent.
Par exemple, une partie de nos revenu va à la Sécurité Sociale donc nous avons des droits à être soignés.
Et parler des droits à la retraite…
Pour ceux qui l’ignorent, il existe deux formes de retraite: la retraite par répartition et la retraite par capitalisation.
La retraite par répartition se construit ainsi: ce sont les gens qui travaillent qui paient les pensions des retraités.
L’installation totale s’est faite en 1947 en France. A l’époque, on estime qu’il devait y avoir 10 actifs pour 1 retraité (avec à l’époque, une espérance de vie à 63 ans). Le ratio (on divise le nombre d’actifs par le nombre de retraités) a baissé d’environ 4,3 en 1965, puis 1,8 en 1997, et environ 1,4 aujourd’hui. L’espérance de vie est de 83,6 ans donc 20 ans de plus qu’en 1947. Le nombre de pensionnés a donc inévitablement augmenté. Il est de bonnes nouvelles qui apportent de nouveaux problèmes.
La retraite par capitalisation consiste à épargner, donc placer de l’argent, afin d’en bénéficier lors de l’arrêt de son activité. On peut là parler de droits.
Donc il ne faut pas mélanger retraite par répartition et droits.
Après, quel est le système le meilleur pour l’avenir ? Une bonne question qui attend votre réponse, merci.
Y a t’il un moyen de sauver la retraite par répartition ? Peut être en ponctionnant plus les actifs ?
Mon propos était là non de faire un choix mais de rétablir le sens du vocabulaire et d’exposer les faits.
Comme vous en avez déjà peut être déjà (ou pas) entendu parler, il existe un projet de 4 millions d’€ pour créer deux nouvelles salles de cinéma. Quand une municipalité s’engage sur un gros budget, il serait bon que, lorsqu’il n’était pas prévu dans le programme lors de l’élection, donc approuvé par les électeurs, il soit au moins discuté par eux pendant le mandat. Ainsi devrait aller la démocratie.
A ce titre, j’ai décidé de laisser la parole à l’un d’entre eux qui m’a sollicité pour émettre un avis sur le sujet. D’accord ou pas, vous pouvez réagir ensuite dans le calme et le respect. Merci.
Je me présente : Cédric CHÂTEL, directeur du groupe virois du même nom. Je vous écris aujourd’hui pour partager ma colère et mon incompréhension.
Pour le contexte : je suis natif de Vire, comme plusieurs générations de ma famille. Comme beaucoup, j’ai quitté la ville à 18 ans pour mes études et ne suis revenu aux sources qu’il y a 7 ans (j’ai aujourd’hui 47 ans). Je suis trésorier de l’association CND – Collines de Normandie Développement, créée il y a un peu plus de deux ans et qui regroupe une trentaine de membres autour d’un objectif commun : dynamiser Vire et son territoire. Nous travaillons sur l’attractivité de la ville, sur des sujets majeurs tels que l’emploi, la formation, la santé, et bien d’autres encore.
Cette introduction est en lien avec mon coup de gueule d’aujourd’hui car mes doutes à me réinstaller à Vire pendant longtemps se sont justifiés dans l’offre et le service aux Virois que j’ai vu s’étioler années après années, au point de considérer cette ville, pourtant que j’affectionne, comme non attractive pour les non-natifs. J’en ai moi-même fait les frais dans ma vie personnelle. J’ai vu disparaître des établissements de loisirs, des bars, des restaurants. J’ai vu la maternité fermer, la clinique contrainte de réduire son activité le week-end sous peine de dépôt de bilan. J’ai vu des formations pour les jeunes disparaître – encore récemment une classe de BTS il y a deux ans. La liste est tristement longue…
Aujourd’hui, un sujet majeur est sur la table : la réhabilitation du cinéma Le Basselin et la création de nouvelles salles. Je suis totalement opposé à ce projet, que je considère comme une ineptie, tant dans son contenu que dans son coût, car on parle tout de même de 4 millions d’euros !!!!!! On me répondra sans doute qu’une partie vient de subventions ou que Le Basselin a un rôle majeur en tant que Centre National d’Art Dramatique… D’accord, mais cela n’empêchait pas de penser le projet correctement, en se mettant vraiment à la place des Virois.
Le constat est là, depuis des années, une grande partie des Virois tourne le dos au cinéma de Vire et préfère se rendre à Saint-Lô, Flers ou Caen. Pourquoi ? Pas seulement parce que nous n’avons que deux ou trois films à l’affiche, mais parce qu’aujourd’hui, le cinéma est pensé comme une sortie familiale complète. Les familles attendent des espaces de détente pour patienter, une offre de snacking digne de ce nom, la proximité de restaurants pour matcher avec une après-midi ou une soirée, et surtout, un parking proche car le cinéma, on y va aussi l’hiver, et l’hiver il fait froid et il pleut !
La solution est bien évidemment de s’appuyer sur des opérateurs privés (Pathé, UGC, etc.) dont c’est le métier et de déplacer le cinéma en zone commerciale ou industrielle, comme cela se fait désormais un peu partout. Le cinéma reste l’un des rares loisirs véritablement transverses à toutes les catégories socio-professionnelles : jeunes, moins jeunes, agriculteurs, enseignants… tout le monde y va. Pour une famille qui envisage de s’installer à Vire, l’existence d’un vrai cinéma moderne est un critère important.
Je suis convaincu par ailleurs que la mutualisation des moyens est une des clefs pour rentabiliser des structures dans un petit territoire comme le nôtre. L’exemple de la maison médicale du Colombier, un vrai succès, en est la preuve. Pourquoi ne pas imaginer un complexe mêlant cinéma et parc indoor pour enfants ? Ce n’est qu’une piste, mais ce type de synergies optimise les charges salariales et rend les projets viables. Des lieux existent : je pense par exemple au parc commercial de la Douitée, qui vivote, mais présente déjà tous les atouts pour accueillir un tel projet, entre le supermarché et le restaurant.
Le sujet du Centre National d’Art Dramatique est, selon moi, un faux problème. Bien sûr, il a sa place à Vire. Mais encore une fois, on prend le problème à l’envers, sans tenir compte du vrai besoin du public. L’offre actuelle est de qualité, mais reste élitiste. Elle devrait être la cerise sur le gâteau, et non l’unique plat proposé. Soyons lucides : quel pourcentage de la population locale est réellement touché par la programmation actuelle ?
Il existe une véritable défection de la tranche 18–25 ans à Vire mais sans parler uniquement d’eux, un centre culturel devrait proposer aussi des contenus qui font rire, chanter, vibrer. Qui aujourd’hui, aurait le culot d’affirmer que la plus grande masse de la population viroise sera touchée par les pérégrinations d’une tribu amazonienne en transe sous ayahuasca, en questionnement sur son avenir dans un monde capitaliste ….…….non mais sérieusement…..et je vous parle là de programmes en tête d’affiche bien loin d’être les plus perchés. Quand j’étais gosse, ma mère et ma grand-mère m’emmenaient voir des comiques montants en one man show : ça m’a marqué, ça me parlait, ça me faisait rire. Pourquoi ne sait-on plus faire ça ?
Comment expliquer qu’une petite commune comme Tinchebray soit capable d’accueillir ZAZ, Élie Semoun, Benjamin Biolay, alors que Vire, étant quatre fois plus grande, nous n’en sommes pas capables……. ! Pourtant là aussi, la mutualisation des moyens serait possible ; je ne vois pas pourquoi un établissement comme le Basselin, Centre National d’Art Dramatique ne pourrait pas cohabiter dans ses locaux quelques dates dans l’année. Sous couvert d’une structure privée capable de gérer l’organisation et la programmation, et il y a multitude de gens pleins d’énergies capables de s’investir sur ces sujets, la commune pourrait tout à fait sous louer les locaux du préau (puisque le bâtiment en tant que tel lui appartient) et offrir ainsi à la ville une programmation réellement transverse à toute les catégories de gens, y compris les 18/ 25 ans.
En conclusion, je crois qu’il est urgent que nos élus travaillent pour de bon sur cohabitation du privé et du public car c’est une des clefs de l’offre en général qui pourrait être proposée grâce à la mutualisation des ressources et surtout, qu’ils aillent vraiment à la rencontre de la population pour connaitre ses attentes avant de dépenser l’argent.
J’en ai fini pour mon coup de gueule, certains diront certainement que je l’ai trop grande…. et bien je m’en fiche parce que je suis toujours aussi attristé de voir le regard que portent les gens extérieurs sur ma commune de naissance, quand on a la chance qu’il la connaisse. Alors si mes quelques lignes peuvent au moins faire réfléchir un peu et nourrir une ou deux réflexions pour le prochain mandat, et bien c’est déjà ça de gagné.