Plus de questions que de solutions…

Pendant plusieurs semaines, Vire FM (VFM) a martelé au public une liste « COUASNON–MALOISEL», sans jamais mentionner le nom de Régis PICOT. Dans le même temps, M. COUASNON lançait sur cette antenne un appel à candidatures, laissant entendre que son équipe n’était pas complète.

Or, il y a quelques jours, une réunion interne tourne au règlement de comptes. Deux camps émergent.

— d’un côté, Eddy COUTARD, qui a au moins le mérite de dire la vérité sur l’état de sa liste.
— de l’autre, un chef « révélé » du jour au lendemain : Régis PICOT, dont la liste, elle, se retrouve miraculeusement complète.

On connaissait les miracles de Lourdes, on découvre désormais les miracles de Vire.

Ce contraste interroge, d’autant plus que, deux semaines auparavant, tous travaillaient ensemble sur un projet commun. Peut-on réellement imaginer que leurs orientations aient divergé aussi rapidement ?

La différence semble donc moins porter sur les idées que sur les personnalités et les responsabilités passées. Et l’on peut s’interroger sur la manière dont certains engagements ont été tenus au sein du groupe initial.

Le samedi 24 janvier, Eddy COUTARD a tenu une conférence de presse. . Un événement politique local majeur.

Mais VFM — dirigée par le candidat PICOT— ne la couvre que le mardi 27 janvier. Et encore : en lui accordant le même temps que pour annoncer le changement d’avis de Gilles MALOISEL. Comme si une conférence de presse détaillant un projet municipal et un revirement individuel avaient la même portée.

Dès lors, une interrogation légitime se pose : lorsque viendra le moment de présenter le projet de son propre directeur, VFM adoptera-t-elle le même délai et la même mise en perspective ? Ou l’information sera-t-elle mêlée à d’autres annonces, comme ce fut le cas précédemment ?

Dans sa profession de foi, Régis PICOT affirme que son activité sera strictement encadrée et qu’il n’interviendra plus à l’antenne durant la campagne.

Mais il reste le supérieur hiérarchique du journaliste chargé de couvrir… sa propre campagne. On a connu des situations plus confortables pour garantir l’indépendance éditoriale.

Et puis, soyons honnêtes : quel journaliste n’aurait pas intérêt à briller quand son patron se présente à une élection ? Dans un tel contexte, la neutralité devient un exercice d’équilibriste. Sans filet.

On peut raisonnablement s’interroger sur la liberté éditoriale réelle dans un tel contexte, ainsi que sur la pression implicite que pourrait ressentir un journaliste dont le directeur est candidat.

À suivre.