Traquons les tracts
Qui dit campagne électorale dit distribution de tracts. Logique et normal, on cherche à attirer et convaincre l’électeur pour arriver le premier.
Pour l’instant, deux premiers flyers sont arrivés: un pour la liste de Monsieur MARTIN, l’autre pour Monsieur PICOT, et nous allons nous expliquer sur cette sémantique.
Le premier était distribué sur le marché (au sens propre) par différents distributeurs dont le chef de liste et plusieurs collaborateurs.
Il se présente en un format A5 (moitié d’un format A4) raccourci. Vu la petite taille, il présente juste le chef de file, Monsieur MARTIN avec Madame DESMOTTES et en dessous l’équipe en entier.
Le texte recto et verso est vraiment minimal et consiste en une invitation aux différentes réunions.
Le slogan est juste « Venez nous rencontrer« .

Nous devrons donc attendre pour en savoir plus sur le programme.
A l’inverse, le tract de Monsieur PICOT (format A4 donc plus du double), arrivé dans la boîte aux lettres. présente le nom de Monsieur PICOT, la photo de Monsieur PICOT et uniquement lui.
D’ailleurs, cette impression est renforcée par le vocable utilisé.
Sur la première page, nous constatons 17 utilisations du je ou j’, et 9 fois l’utilisation de me m’ ou moi. Faut il être fin psychologue pour analyser l’auteur (ou le signataire) du texte.
Nom, photo, discours : tout converge vers la figure du candidat.
Il faut retourner la feuille pour voir de nombreux « nous » sans jamais savoir qui est derrière (en tous cas ils n’ont pas l’honneur d’être cités).
Nous voyons écrit en gras en haut de page une formule « forte dans son organisation » qui nous confirme la volonté de gouvernance pyramidale.
Les personnes derrière le nous savent par avance à quoi s’en tenir.

Deux expressions ont tout de même retenu notre attention « Sans confiance: aucun projet ne peut sortir de terre. » et « ce n’est pas pour refaire hier ».
Ceux qui se retournent sur hier savent justement que la confiance est une valeur relative.
Au fond, ces deux premiers tracts ne sont pas de simples feuilles distribuées au marché ou glissées dans une boîte aux lettres. Ce sont déjà des déclarations d’intention, des miroirs de la manière dont chaque liste conçoit la campagne… et peut‑être la manière dont elle conçoit l’exercice du pouvoir.
D’un côté, un document court, collectif, presque modeste, qui cherche d’abord à rencontrer. De l’autre, un texte long, centré sur un homme, qui cherche à s’imposer.
L’un installe une équipe. L’autre installe un chef.
Ces choix ne sont pas neutres. Ils racontent une vision, une méthode, une relation au citoyen. Et avant même que les programmes ne soient détaillés, avant même que les débats ne commencent, les tracts nous montrent déjà deux conceptions du rôle d’un candidat, deux façons d’habiter la campagne, deux manières de parler au public.
Attendons maintenant le tract de Monsieur COUTARD.
Petit ajout:
Et un petit tour au marché ce vendredi matin nous donnait confirmation après la distribution de cette petite carte supplémentaire:
trois « je » en 5 lignes 😂
Quant aux colistiers…
