Bilan d’une campagne
Au lendemain de résultats sans appel, il est bon de faire un bilan.
Les trois candidats ne partaient pas sur la même ligne.
L’un, après mains essais a enfin réussi et de quelle manière ! Nous l’avions plusieurs fois surnommé le POULIDOR du Bocage mais il faut bien avouer qu’il a là acquis son titre de champion (maire) sans la moindre contestation.
Pour les plus jeunes, Raymond POULIDOR était un champion cycliste qui après 14 Tours de France a certes gagné 7 étapes mais sans jamais pouvoir porter le maillot jaune de leader. Ceci en gagnant toute la sympathie du public français.
Là, le vainqueur a suivi sa route, ne déviant pas de son couloir sans se préoccuper de ses concurrents ce qui l’amena une victoire. peu courante
Ce qui n’est pas le cas du second. Le personnage est plus clivant et a certainement commis l’erreur stratégique de se mettre en avant (maladie professionnelle ?) plutôt que se fondre dans la masse de ses colistiers. Dans les nombreux clips qu’il a diffusé sur sa page Facebook, il a à chaque fois monopolisé la parole, ne la laissant qu’une fois à un jeune qui paraissait d’ailleurs talentueux.

Dans une interview donnée tard le soir, après le verdict, à un journaliste de sa radio, il accusait ses deux adversaires de l’attaquer continuellement. Or le vainqueur ne l’a absolument jamais cité et l’autre a porté plainte pour des faits précis.
Lui par contre…
A Noues de Siennes, les leaders de la liste perdante ont su faire leur autocritique. Là, la faute est rejetée sur les adversaires. Emblématique de tout ce qu’un bon sportif, un compétiteur exigeant avec lui même sait qu’il ne doit pas faire.
« On était la cible de tout le monde… J’étais l’équipe à abattre » alors que nous montrions dans le billet précédent que c’était exactement le contraire.
Une remarque amusante dans cette même interview était « J’ai du mal à comprendre qu’on s’accroche à une écharpe comme ça si longtemps ».
Curieux qu’il n’en n’ait pas glissé un mot à Gilles MALOISEL.
Le candidat arrivé troisième de justesse, pourtant beaucoup moins connu, a, lui, su aller reconnaître sa défaite et féliciter le vainqueur. Gage de réussite pour l’avenir ?
Les trois listes se disaient Divers Centre. Beaucoup de points de leurs programmes étaient proches.
La différence s’est certainement surtout faite sur les affiches et les présentations.
Après un mandat mouvementé, les Bocains réclamaient du calme et de la sérénité afin que les élus travaillent à leur service.

Un dernier point important: après avoir écouté toute la soirée électorale sur Vire FM (ou VFM) radio dirigée par le perdant, nous ne pouvons que féliciter Christophe LECUYER et Quentin RADIGUE pour leur professionnalisme et leur neutralité.
Nous avons suffisamment souligné ce que nous estimions être des défauts pour devoir reconnaitre les qualités.